Le pays est petit et aucune ville ne se trouve à plus de quatre heures de la capitale. Les minibus assurent l'essentiel des liaisons, le train ne jouant plus qu'un rôle marginal.
La circulation se fait à droite. Les axes nationaux ont été refaits, mais le réseau secondaire reste dégradé et l'éclairage rare, ce qui rend la conduite de nuit délicate. Une vignette électronique est exigée sur tout le réseau pour les véhicules immatriculés à l'étranger, à partir de 4 euros pour sept jours, en vente sur le site officiel et aux guichets bancaires des postes frontière. Les motos en sont dispensées. Depuis septembre 2024, l'état d'ébriété au volant commence à 0,3 gramme par litre de sang et expose à de fortes amendes ainsi qu'au retrait du permis. Les loueurs internationaux et locaux sont présents à l'aéroport et dans le centre de Chisinau.
Les courses coûtent peu et se commandent le plus souvent par application, notamment Yandex Go, Bolt, Hip et Letz. Le prix s'affiche avant le départ et le paiement s'effectue par carte ou en espèces. Des centrales téléphoniques classiques subsistent en parallèle.
Chisinau ne dispose ni de métro ni de tramway. Trolleybus, autobus et minibus, appelés rutiere, couvrent la ville. Le billet unitaire coûte 7 lei et l'abonnement mensuel 273 lei en 2026, le paiement se faisant à bord. L'aéroport se situe à 13 kilomètres du centre et se rejoint par le bus ou le trolleybus 30.
Chisinau compte trois gares routières, la Centrale, celle du Nord et celle du Sud. Les minibus y dominent, avec des départs fréquents mais des horaires peu cadencés. Les billets s'achètent au guichet ou sur les plateformes en ligne. Balti se rejoint en deux heures et quart environ. Des autocars internationaux relient Bucarest, Iasi, Odessa et plusieurs pays d'Europe occidentale.
La compagnie nationale exploite plus de 1 100 kilomètres de voie unique non électrifiée, à écartement large hérité de l'URSS, avec un matériel ancien. L'offre intérieure se réduit à une liaison quotidienne entre Chisinau et Ungheni. Vers l'étranger subsistent un train de nuit pour Bucarest, d'environ quatorze heures et à partir de 26 euros, une relation quotidienne vers Iasi et une liaison vers Kiev. Le changement d'écartement impose un remplacement des bogies à Ungheni, qui dure près de deux heures.