Logement et immobilier en Moldavie

Le logement moldave se caractérise par une propriété quasi générale et un marché concentré sur la capitale. Les prix ont fortement augmenté depuis quinze ans, tout en restant très inférieurs aux niveaux d'Europe centrale.

Marché du logement

La privatisation des logements après 1991 a fait des Moldaves un peuple de propriétaires. La location concerne surtout les jeunes actifs, les étudiants et les étrangers. Le parc urbain reste dominé par les immeubles collectifs d'époque soviétique, complétés depuis vingt ans par des résidences neuves. Les villages vivent presque exclusivement en maison individuelle. Chisinau concentre à elle seule près de 70 pour cent des transactions urbaines du pays. La construction neuve avance de façon irrégulière et les livraisons ont chuté début 2024, ce qui entretient un déficit d'offre estimé entre 20 et 30 pour cent.

Location

Les loyers de Chisinau ont augmenté de 25 à 30 pour cent depuis 2022. Un deux-pièces meublé dans le centre se situe autour de 400 à 600 euros par mois, moitié moins en périphérie et dans les villes de province. Les baux sont courts et les montants souvent libellés en euros, même si le paiement se fait en lei. Les charges d'hiver pèsent lourd, le chauffage urbain restant la norme dans les immeubles collectifs. Le rendement locatif brut se situe autour de 8 pour cent.

Prix de l'immobilier

Le mètre carré s'échangeait aux environs de 1 540 euros à Chisinau fin 2024, contre 500 à 600 euros au début des années 2010. Les villes secondaires restent bien moins chères, de l'ordre de 600 à 800 euros à Balti, 500 à 650 euros à Cahul et 450 à 600 euros à Orhei. La baisse des taux d'intérêt sous la barre des 7 pour cent a relancé le crédit immobilier.

Particularités locales

La vente passe obligatoirement par un acte notarié, puis par une inscription au registre des biens immobiliers tenu par l'Agence des services publics. Les frais de transaction représentent environ 3 à 7 pour cent du prix, dont une taxe de transfert de 0,5 pour cent à la charge de l'acheteur. Un étranger peut acquérir un appartement ou un bâtiment, mais la loi lui interdit la terre agricole et la forêt. L'état des parties communes et des réseaux dans les immeubles anciens mérite un examen attentif avant l'achat.