Cinq formations siègent au Parlement moldave élu le 28 septembre 2025. Vingt-deux listes se présentaient devant les électeurs. La participation a atteint 52,2 %, soit 1 609 579 votants sur 3 080 979 inscrits.
Le Parti Action et Solidarité a été fondé en 2016 par Maia Sandu. Igor Grosu le dirige depuis 2021. La formation détient la majorité absolue depuis 2021 et l'a conservée en 2025, avec huit sièges de moins que dans la législature précédente. Son programme met en avant l'intégration européenne, la réforme de la justice et la lutte contre la corruption.
Le Bloc électoral patriotique réunit le Parti des socialistes d'Igor Dodon, le Parti des communistes de Vladimir Voronin, la formation Coeur de la Moldavie et le mouvement Avenir de la Moldavie. Il plaide pour des relations apaisées avec la Russie. Le bloc Alternative rassemble notamment le maire de Chisinau Ion Ceban et l'ancien procureur général Alexandr Stoianoglo. Notre Parti est conduit par Renato Usatii, maire de Balti. Démocratie chez soi, dirigé par Vasile Costiuc, défend l'union avec la Roumanie.
Le principal clivage oppose les partisans de l'adhésion à l'Union européenne et ceux d'un rapprochement avec Moscou. Le référendum du 20 octobre 2024 a montré un pays partagé, le oui l'emportant avec 50,35 % des voix. Un deuxième clivage porte sur l'identité nationale, entre une définition moldave et une définition roumaine. Le vote de la diaspora et celui des régions russophones divergent fortement. Le niveau de vie et les prix de l'énergie pèsent aussi sur les scrutins.
La Cour constitutionnelle a déclaré le parti Chor inconstitutionnel le 19 juin 2023. Plusieurs formations liées à ce mouvement ont ensuite été écartées des scrutins par la Commission électorale centrale. Leurs dirigeants dénoncent des décisions à motivation politique. Les autorités invoquent des financements illégaux en provenance de Russie.