La Moldavie attire des montants d'investissement modestes mais réguliers. Le coût du travail, la proximité de l'Union européenne et l'accès en franchise de droits au marché européen constituent ses principaux arguments.
Les flux entrants d'investissements directs étrangers ont atteint 428 millions de dollars en 2023 et 344 millions en 2024, avant de refluer en 2025. Le stock accumulé s'élevait à 5,55 milliards de dollars fin 2023, soit près d'un tiers du produit intérieur brut. Ces ordres de grandeur situent la Moldavie loin derrière ses voisins roumain et ukrainien.
Chypre, les Pays-Bas, la Roumanie, le Royaume-Uni et la Bulgarie arrivent en tête des pays d'origine des capitaux détenus par des non-résidents. Une partie des flux chypriotes et néerlandais correspond à des structures de détention plutôt qu'à des groupes réellement établis dans ces pays. Les activités financières et d'assurance concentrent environ 35 % du stock, le commerce 26 % et l'industrie manufacturière 19 %.
La France occupait le neuvième rang des investisseurs étrangers en 2024, avec un stock de 215 millions d'euros, soit 4,5 % du total. Environ 240 entreprises à capitaux français emploient 4 000 personnes. Orange Moldova, avec 1 450 salariés, et la Fromagerie Soroca du groupe Lactalis, avec 220 salariés, comptent parmi les implantations les plus visibles. Les échanges bilatéraux ont atteint 220 millions d'euros en 2025.
Le programme public d'industrialisation cible l'électronique, la chimie et la pharmacie, la mécanique et les pièces automobiles, le textile, les matériaux de construction et l'agroalimentaire. Les technologies de l'information, l'externalisation de processus d'entreprise et les énergies renouvelables complètent la liste. Le vin, les fruits et les fruits à coque restent des supports fréquents de partenariats de production.
La loi garantit le traitement national, la protection contre l'expropriation illégale et le libre transfert des bénéfices après paiement des impôts. Le pays est lié par 34 accords bilatéraux de protection des investissements. Les étrangers ne peuvent pas détenir de terres agricoles ni forestières, ce qui conduit les projets agricoles vers le bail de longue durée ou vers une société de droit moldave.
Sept zones économiques libres fonctionnent, à Bălți, Ungheni, Otaci, Taraclia, Vulcănești, Tvardița et au port international de Giurgiulești. Huit parcs industriels s'y ajoutent. L'impôt sur le bénéfice y est réduit de moitié pour les revenus d'exportation et d'un quart pour les autres activités. Des exonérations temporaires de trois à cinq ans s'appliquent au-delà d'un investissement d'un à cinq millions de dollars. Les résidents du parc technologique versent un impôt unique de 7 % sur le chiffre d'affaires, régime garanti jusqu'en 2035.