Exporter en Moldavie

Le marché moldave est petit et très ouvert. Les importations dépassent largement les exportations et l'Union européenne y occupe désormais la première place.

Partenaires commerciaux

L'Union européenne a absorbé 67 % des exportations moldaves en 2025, contre 50 % en 2014, tandis que la part de la Communauté des États indépendants est tombée à 6,8 %. La Roumanie est le premier partenaire et sert de porte d'entrée vers le reste du marché européen, devant l'Allemagne et l'Italie. Les exportations de l'Union vers la Moldavie ont représenté 5,9 milliards d'euros en 2025, pour 2,4 milliards d'euros en sens inverse. La France se situe au huitième rang des fournisseurs, avec 2,5 % des importations moldaves.

Accès au marché

L'accord d'association et la zone de libre-échange approfondi et complet, appliqués depuis 2014 et pleinement en vigueur depuis juillet 2016, ont supprimé les droits de douane sur la plupart des marchandises. Les mesures commerciales autonomes accordées par l'Union à partir de 2022 ont pris fin le 24 juillet 2025 et ont laissé place à des contingents tarifaires révisés. La TVA moldave de 20 % s'applique à l'importation, en plus des droits éventuels.

Infrastructures de transport

Le réseau routier compte environ 10 500 kilomètres, organisé en étoile autour de Chișinău, et son entretien reste inégal. Le réseau ferroviaire, long d'un peu plus de 1 100 kilomètres, utilise l'écartement large de 1 520 millimètres, ce qui impose un transbordement ou un changement de bogies à la frontière roumaine. Le port international libre de Giurgiulești, sur le Danube, constitue le seul accès maritime. L'aéroport de Chișinău assure le trafic passagers et le fret aérien.

Réseaux de distribution

Le commerce moderne progresse mais reste concentré. Une trentaine d'enseignes exploitent près de 1 200 points de vente et 58 % des supermarchés se trouvent à Chișinău. Linella, Moldretail Group, Metro et Kaufland comptent parmi les principaux acteurs. Les marchés traditionnels gardent une clientèle importante en zone rurale. Les fournisseurs étrangers passent le plus souvent par un importateur-distributeur local ou par un agent commercial.

Contraintes réglementaires

Les normes techniques et sanitaires s'alignent progressivement sur celles de l'Union européenne, sans que la reconnaissance des certificats soit automatique. Les procédures douanières, l'étiquetage en roumain et les contrôles sanitaires et phytosanitaires demandent une préparation. Les délais de paiement et le risque de change lié au leu pèsent également sur les transactions.