Emploi et travail en Moldavie

Le marché du travail moldave est étroit. Il compte moins de 900 000 personnes occupées, dans un pays dont une part importante de la population active est partie travailler à l'étranger.

Marché du travail

Au deuxième trimestre 2026, la population active atteignait 926 900 personnes et la population occupée 859 300 personnes. Le taux d'emploi s'établissait à 45 % et le taux de chômage à 7,3 %, après 10,4 % au premier trimestre. Le chômage des 15 à 24 ans atteignait 19,6 %. Les services regroupent 61,2 % des emplois, l'agriculture 14,4 %, l'industrie 12,6 % et la construction 11,8 %.

Salaires et cotisations

Le salaire mensuel brut moyen s'élevait à 16 896 lei au deuxième trimestre 2026, soit environ 845 euros, en hausse de 9,2 % sur un an et de 2,3 % après correction de l'inflation. Les écarts sectoriels sont marqués, de 41 010 lei dans les technologies et les télécommunications à 10 830 lei dans l'agriculture. Le salaire minimum est passé à 6 300 lei par mois au 1er janvier 2026. L'employeur verse une contribution sociale de 24 %. Le salarié supporte 9 % d'assurance maladie et 12 % d'impôt sur le revenu.

Droit du travail

Le code du travail fixe la durée hebdomadaire à 40 heures et le congé annuel payé à 28 jours calendaires. Le contrat écrit est obligatoire et se rédige en roumain. La période d'essai est limitée à trois mois dans le cas général. Les motifs de licenciement sont énumérés par la loi et la procédure est formaliste.

Emploi des étrangers

Un ressortissant étranger obtient d'abord un permis de travail délivré par l'Agence nationale pour l'emploi, puis un permis de séjour auprès du Bureau des migrations et de l'asile pour un séjour supérieur à 90 jours. Le dossier comporte le contrat de travail, les diplômes traduits et légalisés, un certificat médical et un extrait de casier judiciaire. La rémunération proposée atteint au minimum le salaire moyen prévisionnel, fixé à 17 400 lei pour 2026. Les spécialistes recrutés par les résidents du parc technologique bénéficient d'une procédure allégée.

Émigration de la main-d'œuvre

Le recensement de 2024 a dénombré 2,4 millions de résidents, contre 2,8 millions en 2014. Le départ des actifs vers la Roumanie, l'Italie, la Russie, l'Allemagne et la France pèse sur l'offre de main-d'œuvre, en particulier dans la construction, la santé et les métiers techniques. Les transferts envoyés depuis l'étranger avoisinent 1,6 milliard de dollars par an et représentent de 11 à 12 % du produit intérieur brut. Le retour de travailleurs qualifiés demeure limité.