Performances économiques de la Moldavie

La Moldavie forme l'une des plus petites économies d'Europe. Son produit intérieur brut avoisine 17 milliards d'euros pour 2,4 millions d'habitants recensés en 2024. L'ouverture des négociations d'adhésion à l'Union européenne, en juin 2024, sert désormais de cadre aux réformes macroéconomiques.

Croissance

L'activité a stagné en 2024, avec une hausse du produit intérieur brut de 0,1 %. La sécheresse avait fait reculer la production agricole de plus de 18 % cette année-là. La croissance est remontée à 2,4 % en 2025 et la Banque mondiale attend environ 1,9 % pour 2026. Ces écarts d'une année sur l'autre traduisent la sensibilité de l'économie aux récoltes, aux prix de l'énergie et à la guerre en Ukraine voisine.

Inflation

Les prix ont augmenté de 4,7 % en moyenne en 2024. La hausse s'est accélérée au début de 2025 après l'arrêt des livraisons de gaz russe et le renchérissement de l'électricité, pour atteindre 7,8 % en moyenne annuelle. Le rythme est redescendu autour de 5 % au début de 2026. La Banque nationale de Moldavie vise une inflation de 5 %, avec une marge d'un point et demi de part et d'autre.

Marché du travail

Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail s'établissait à 7,3 % au deuxième trimestre 2026, contre 10,4 % au trimestre précédent. La saisonnalité agricole explique une bonne part de cet écart. Le taux d'emploi atteint 45 %, un niveau faible qui tient à l'émigration, au vieillissement de la population et au poids du travail non déclaré.

Finances publiques

Le déficit budgétaire a représenté 3,9 % du produit intérieur brut en 2024 et 4 % en 2025. Il pourrait approcher 4,7 % en 2026 avec la progression des dépenses sociales et du soutien aux factures d'énergie. La dette publique reste contenue, autour de 40 % du produit intérieur brut, et provient pour l'essentiel de prêts concessionnels accordés par les bailleurs multilatéraux et par l'Union européenne.

Comptes extérieurs

Le déficit de la balance courante figure parmi les plus élevés d'Europe, à 16,6 % du produit intérieur brut en 2024 et près de 19 % en 2025. Les achats d'énergie, de véhicules et de biens d'équipement dépassent de loin les recettes d'exportation. Les envois d'argent de la diaspora comblent une partie du besoin de financement. Ils avoisinent 1,6 milliard de dollars par an, soit de l'ordre de 11 à 12 % du produit intérieur brut.