La musique tient une place forte dans la vie moldave. Le folklore n'a jamais cessé d'être joué aux mariages et aux fêtes. Il côtoie une tradition savante héritée de la période soviétique et une scène actuelle tournée vers l'Europe.
La doina est une complainte lente et libre, caractéristique du répertoire moldave et roumain. La hora, danse en ronde, anime les rassemblements. Les colinde sont les chants de Noël. Le colindat, rituel masculin de Noël, figure au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO depuis 2013. La ballade Miorița remonte au XVe siècle. Les lăutari, musiciens professionnels, transmettent ce répertoire de génération en génération.
Le nai, flûte de Pan, et le fluier, flûte droite, portent la mélodie. Le țambal, cymbalum frappé aux baguettes, et la cobza, luth ancien, tiennent l'accompagnement. On entend aussi le cimpoi, la cornemuse locale, et la drîmba, une guimbarde. La cobza a été inscrite au patrimoine immatériel de l'UNESCO en 2025.
Maria Bieșu (1935-2012) reste la voix la plus célèbre du pays. Elle débute en 1962 à l'opéra de Chisinau dans Tosca et remporte en 1967 le grand prix du concours de chant de Tokyo. Un festival international d'opéra porte son nom. Eugen Doga (1937-2025) a composé plus de deux cents musiques de films et le ballet Luceafărul, créé en 1983. Sa valse pour un film de 1978 l'a fait connaître bien au-delà de la région. L'aéroport de Chisinau porte désormais son nom.
Zdob și Zdub mêle rock et instruments traditionnels depuis les années 1990. Le groupe a représenté la Moldavie à l'Eurovision, notamment en 2022 avec les frères Advahov et la chanson Trenulețul, septième du classement final avec 253 points. O-Zone a connu un succès mondial au début des années 2000. Alternosfera et SunStroke Project comptent parmi les autres noms connus.