Le code du travail moldave fixe treize journées de fête chômées. La liste mêle héritage soviétique, dates nationales et fêtes orthodoxes. Plusieurs d'entre elles sont mobiles et changent de date chaque année.
Le 27 août rappelle la déclaration d'indépendance de 1991. Le 31 août célèbre la langue nationale et l'abandon de l'alphabet cyrillique. Le 9 mai porte deux commémorations, la victoire de 1945 et la construction européenne, ce qui en fait une journée politiquement sensible. Le 1er juin est chômé depuis 2024.
Le pays chôme donc deux Noëls. La Métropole de Chisinau, rattachée au patriarcat de Moscou, suit le calendrier julien et fête Noël le 7 janvier. La Métropole de Bessarabie, rattachée au patriarcat de Roumanie, suit le calendrier grégorien et fête Noël le 25 décembre, devenu férié en 2013.
Pâques ne tombe pas à date fixe. L'Église orthodoxe la calcule à partir du comput julien, si bien qu'elle se place le plus souvent après la Pâque des Églises occidentales, entre le début avril et le début mai. Le dimanche et le lundi de Pâques sont chômés. Le Pastele Blajinilor, journée de commémoration des défunts au cimetière, suit une semaine plus tard, également un lundi. Ces trois journées se déplacent donc d'une année sur l'autre.
Administrations, banques et écoles ferment ces jours-là. Les commerces d'alimentation des villes restent ouverts. Les périodes les plus creuses pour les démarches administratives se situent autour du Nouvel An et de Pâques. Les municipalités ajoutent leur propre fête locale, comme le hram de Chisinau le 14 octobre, chômé dans la capitale.