Fêtes, traditions et folklore moldaves

Les fêtes moldaves suivent le calendrier agricole et le calendrier orthodoxe. Elles restent particulièrement vivantes dans les villages, où elles se transmettent d'une génération à l'autre.

Cycle d'hiver

La saison des fêtes va de la Saint-André à l'Épiphanie. Des groupes de jeunes hommes passent de maison en maison pour chanter les colinde, chants adaptés à chaque foyer visité. Ce colindat de groupe d'hommes figure sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO depuis 2013, conjointement avec la Roumanie. Au Nouvel An viennent le Plugusorul, souhait de bonne récolte, la Sorcova, ainsi que les jeux masqués de la chèvre et de l'ours. Les hôtes offrent aux visiteurs de menus présents et de l'argent.

Retour du printemps

Le 1er mars, chacun offre un martisor, cordelette rouge et blanche portée jusqu'à l'apparition des premières fleurs ou des premières hirondelles. Ces pratiques sont inscrites à l'UNESCO depuis 2017, avec la Roumanie, la Bulgarie et la Macédoine du Nord. Le Dragobete, fête des amoureux propre à l'espace roumain, se tient à la fin de l'hiver. La Saint-Georges ouvre l'année pastorale.

Pâques et commémoration des morts

Pâques est la principale fête religieuse. Les familles préparent le cozonac et la pasca, teignent des œufs en rouge et font bénir un panier à l'église. Une semaine plus tard vient le Pastele Blajinilor, la Pâque des Bienheureux. Les familles se rendent alors au cimetière et partagent un repas sur les tombes. Le plus grand cimetière du pays, celui de Doina, se trouve en périphérie de Chisinau.

Hram et fêtes de village

Chaque localité célèbre son hram, la fête de son saint patron. Le hram de Chisinau tombe le 14 octobre, jour de la Protection de la Vierge, et rappelle la fondation de la ville en 1436. Le centre accueille alors expositions d'artisans, dégustations, concerts et feu d'artifice. La Journée nationale du vin réunit chaque premier week-end d'octobre les producteurs du pays dans la capitale.

Musique et danse

La doina, complainte lente, et les danses en ronde comme la hora et la sarba forment le socle du répertoire. Les lautari, musiciens de métier, animent mariages et fêtes de village. Le tambal, le nai, le fluier et la cobza accompagnent les orchestres. La hora servait aussi de rendez-vous de sociabilité pour la jeunesse, au même titre que les veillées de travail collectif.